La Zingara

 

 

Cet intermède italien a été composé par Rinaldo di Capua en 1753, puis traduit et adapté en français par Charles-Simon Favart en 1755. La Zingara arrive en France au milieu du XVIIIème siècle où, elle est la bienvenue. La musique italienne vient rafraîchir et vivifier la tradition musicale française qui a cessé de plaire.

 

 

 
Clip "La Zingara"

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Note d’intentions artistiques

Entre le mois d’août 1752 et février 1754, une troupe venue d’Italie présente à Paris une douzaine d’opéras bouffes. Leur succès est énorme et immédiat ; il suscite même une querelle littéraire et musicale, devenue célèbre sous le nom de « querelle des Bouffons ». L’opéra-comique français allait beaucoup s’inspirer de ces opéra bouffes italiens. Contrairement à l’opéra seria, on y condense l’intrigue, on élimine les scènes épisodiques, on abandonne la féerie, la mythologie, au profit de la vie
quotidienne.
Les personnages sont plus humbles, plus réels. On y découvre surtout le rire : la comédie fait son entrée dans l’œuvre lyrique. Par contre les compositeurs français optent pour un dialogue parlé entre les « arias » (chantés en solo ou en ensemble), en place des dialogues chantés en italiens en « recitativo secco ». Voilà un répertoire très peu représenté de nos jours. Charles-Simon Favart est l’auteur dramatique du XVIIIème siècle qui a écrit ou adapté avec talent, ingéniosité et finesse un très grand nombre de ces « petits opéras-comiques ».
Jérôme Correas m’en a fait connaître un : La Zingara. La partition en est raffinée et inventive. Son livret est drôle, tonique et rythmé. Il est tiré  des nombreux canevas à improviser  de la  « comedia dell’arte ». 
Les trois personnages sont très dessinés. Trois « prototypes » de la comédie italienne. Il y a Calcante une sorte de « pantalone », vieillard avaricieux, méfiant, égoïste mais l’espace d’un instant pathétique et émouvant. Et puis Nise, petite cousine de Serpina de « la servante maîtresse » ou de la Suzanne des « Noces » de Mozart, malicieuse et rusée. Enfin, il y a son frère : Brigani, une sorte de Brighella aux ordres de Nise… L’intrigue nous parle de puissance, d’amour, de la revanche des « petits » sur les « grands ». De tendresse, aussi… Et tout cela dans une ambiance foraine, avec un ours savant, des acrobaties et…  un diable ! Notre volonté est de trouver le théâtre dans la musique, la rythmique dans le texte parlé… Nous serons dans « l’opéra de tréteaux ». Nous emprunterons à la commedia les silhouettes, la gestique et les « lazzi », ces « gags » visuels initiés constamment par les répliques et les indications scéniques du livret. On l’aura compris, « La Zingara » veut renouer avec la jubilation originelle de ce répertoire méconnu du XVIIIème. Preuve si l’en est que ces ouvrages musicaux ont le dynamisme et l’émotion de  la jeunesse...

piedphoto-lit © Jérémie Kerling

Distribution :

Direction et adaptation musicale : Jérôme Correas
Mise en scène et écriture du livret : André Fornier

Emmanuelle Goizé (soprano), Nise
David Ghilardi (ténor), Brigani
Vincent Vantyghem (baryton), Calcante

avec les Paladins
Françoise Duffaud, Patrick Oliva, violons  
Nicolas Crnjanski, violoncelle  
Franck Ratajczyk, contrebasse  
Rémi Cassaigne, théorbe et guitare
Jérôme Correas, clavecin et direction

Chef de chant, Samuel Crowther
Maître de ballet, Laura Brembilla
Assistante mise en scène, Christine Lavorel
Scénographie : Florence Evrard
Création lumière : Nicolas Charpail
Costumes : Angelina Herrero
Régie Plateau: David Ferlay

 

Durée du spectacle : 1h15 (sans entracte).

À partir de 6 ans


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Avec le soutien de la Spedidam, de l’ADAMI et de la Fondation Orange